Sound Cultur'ALL Visiter le site du Mainsquare Festival Visiter le site du Summerjam
Le site musical éclectique



interviews

25 juillet 2012

Chinese Man : « Plus le Chinese Man grandit, moins il y a de limites à ce qu’il peut devenir »

More articles by »
Written by: Pierre
Mots-clefs :, , ,

C’est au soleil que nous avons pu discuter avec SLY et Lush One de Chinese Man l’après midi avant leur concert, à l’occasion de la sortie de leur double vinyle, contenant l’original de racing with the sun et les remix.

SC: Présentez vous rapidement!

Lush One: Lush One, et je représente la californie

SLY: SLY et je représente pas grand chose, à part Chinese Man

SC: Tout d’abord, j’ai vu que vous aviez sorti un album de remix de « racing with the sun », qu’est ce qui vous a amené à faire ça?

S: c’est une envie de bosser avec beaucoup de gens qu’ont a croisé sur la route, mais aussi des amis, crash bandit crew tous ces gens là, et on trouvait ça intéressant, c’était une envie de relecture de l’album, dont on a gardé l’ordre des tracks. On a été très contents quand on a écouté le résultat, : on se disait que c’était intéressant aussi pour les gens qui avaient écouté l’album d’avoir une autre vision.

SC (à Lush): Tu as participé sur cet album?

L: Oui, il y a un remix de « get up » qu’on a enregistré à Marseille alors qu’on était en tournée. C’était super parce que les chansons de l’album sont comme des histoires: elles laissent beaucoup de place à l’interprétation et elles peuvent prendre beaucoup de directions différentes. Du coup c’était cool d’entendre ça sous un nouvel angle, et de découvrir que c’était encore plus ouvert que ce que je pensais au départ.

SC: Il y a une version dubstep de « Miss Chang » absolument démente dessus d’ailleurs, qui a eu l’idée de faire ça?

S: Oui c’est un gros track, je sais plus si on avait donné plusieurs morceaux à Tha Trickaz ou si c’est eux qui l’ont directement choisi. Ce qui est sur c’est que c’est les premiers à qui on a demandé: on les connaissait un petit peu, on avait fait pas mal de dates avec eux. Le morceau original est assez calme, plutôt reggae, on s’était dit que ce serait intéressant d’en faire une version dubstep, ils ont poussé le truc carrément plus loin que ce qu’on pensait pour en faire un gros gros tube que même eux jouent en live maintenant.

SC: Vous avez sorti un double vinyl récemment, contenant l’album et les remix, ce que je trouve génial parce que ça apporte tellement plus qu’un cd de base, qu’est ce qui vous plait le plus dans ce format?

L: Ce que j’aime dans le vinyl, c’est que quand on fait un album, ça l’immortalise un peu: il y a tellement de musique diffusé gratuitement ou sans support physique aujourd’hui, c’est un moyen de vraiment donner un coté visible, ça ramène à une époque un peu nostalgique, ça laisse plus de place aux artworks pour s’exprimer. C’est juste une expérience beaucoup plus personnelle pour celui qui écoute. En plus de ça, ça sonne mieux, et ça prend plus de valeur.

S: Exactement ça!

SC: J’ai vu dans la dernière interview que vous avez fait qu’un joueur de trombonne était avec vous pour cette tournée, pourquoi avoir choisi de faire ça?

S: En fait on avait déjà essayé avec un pote indonésien qui était venu faire la tournée l’an dernier pendant un mois, on avait pas d’idée pré-conçue sur quel instrument utiliser et il s’avère que pour notre style de musique, trombonne, sax, ou trompette ça sonne bien. On aime plus particulièrement le trombone parce que ça peut servir de basse et faire des petits éléments mélodiques. Dans le futur je pense que si on doit développer des éléments avec des musiciens ce sera sûrement avec ce genre d’instruments, qui fonctionnent avec ce qu’on fait.

L: Ce que je rajouterais, c’est que c’est une contribution incroyable, c’est une chose d’entendre le son avec des samples, mais de l’avoir live, de le voir jouer, amène une dynamique exceptionnelle et j’attends beaucoup de cette tournée avec lui.

SC: Du coup sur le prochaine album, on peut s’attendre à quoi? Chinese Man, le big band?

S: On a pas d’idée préconçue, effectivement le fait de bosser avec des musiciens ça nous a montré qu’il y avait d’autres trucs à explorer, alors pourquoi pas un big band?

L: Je pense que plus le Chinese Man grandit, moins il a de limites à ce qu’ils peut devenir. ça fait plus de trois ans que je travaille avec eux et ils continuent de se dépasser, ils continuent à étendre leur son, tout en y restant fidèle. Alors, qui sait ce qui peut arriver? [rires]

S: T’avais essayé de travailler avec des musiciens pendant ta tournée aux US non?

L: Oui, Plex Rock et moi sommes dans un crew qui s’appelle « rolling rockers/machina muerte » et on avait fait une tournée mondiale avec des groupes lives, en tant que MC ça te donne beaucoup plus d’opportunités rythmiques, c’est vraiment excitant. On est des musiciens après tout.

SC: Une question pour toi Lush, comment tu as rencontré Chinese Man?

L: Un dj avec lequel j’ai travaillé pendant des années, Philip Drummond, et qui est basé à San Francisco, a rencontré High Ku quand ils étaient en Amérique pour une tournée des clubs. Il étaient intéressé par l’idée de travailler avec des MCs de la côte ouest, dans la veine de Quantum, Dj Shadow et tout ça. Ils nous fait écouter leurs beats et on s’est dit « tu sais quoi? Ces beats sont cools, on va juste enregistrer par dessus et voir ce qui se passe ». ça a franchement bien rendu, il y avait une bonne alchimie, c’est une famille maintenant.

S: On a eu de la chance de les rencontrer parce que beaucoup de MCs, pas tous, ne font que du hip-hop. Eux sont très ouverts d’esprits, ils jouent avec des groupes live, ils s’intéressent à la drum’n bass, le dubstep, tout ça. C’est pour ça que ça a accroché.

SC: en parlant de dubstep, l’un de mes sons préférés sur « racing with the sun » était « Stand! » ou j’ai trouvé qu’il y avait une influence dubstep. Vous avez des artistes favoris ?

S: Moi j’écoute plus trop de dubstep maintenant, c’est un peu trop, mais au départ oui, Benga, Skream et Rusko, maintenant je suis un peu plus drum’n bass. C’était intéressant au début, maintenant on peut l’entendre jusque dans des pubs. Il y a des trucs bien, mais il savoir quoi, du coup je ne suis plus trop le genre.

L: Et franchement, honnêtement et objectivement, le seul truc de dubstep que j’ai apprécié dernièrement était le remix de Miss Chang. J’ai toujours préféré la drum’n bass, même si en ce moment c’est « le » truc à la mode.
D’ailleurs je préfère largement ce qui se fait en Angleterre et en Europe par rapport aux US, c’est une grosse blague: ils n’ont aucune idée des fondamentaux, j’aurais limite honte d’y être associé. En plus maintenant il y a cette mode de rapper sur du dubstep et d’appeler ça « thugstep »… On verra ce que ça donne, mais pour l’instant c’est pas terrible.

S: Il faut vraiment être intéressé par ça aujourd’hui pour trouver ce qui se fait de bien. Mais MC Taiwan, notre beatmaker, aui est un grand fan, m’a fait de bonnes compil’

L: Je pense que les gens ont un peu oublié l’élément « dub » du dubstep, il faudrait le ramener à ses racines, la Jamaique, et chaque fois que c’est fait et bien incorporé, ça sonne bien.

S: par contre tu as raison, Stand! a effectivement été influencé par ça parce qu’il y a plein d’éléments techniques qui nous intéressent, mais a voulu digérer ça et pas faire un morceau de genre.

SC: Qu’est ce que vous écoutez alors en ce moment?

L: On parlait des Black Keys il y a cinq minutes, c’est un très bon groupe, je suis un grand fan. Oh il y a aussi ce truc étrange, dubstep/hip-hop/électro qui vient d’Afrique du Sud, Die Antwoord, qui est incroyable. Sinon il y a ce groupe de Harlem qui rappe sur de la house… Grand fan de A$AP Rocky sinon.

S: Les même que lui, mais la plupart du temps dans le groupe on écoute des trucs plus anciens, du hip-hop old school, du reggae et même du folk. Parce que forcément, quand t’es dans la musique électronique t’as tendance à retourner un petit peu vers les bases. Mais dans les gouts présents, comme il a dit, Quakers, Die Antwoord…

SC: Et quels sont vos projets maintenant, avec le Chinese Man ou en solo?

S: De longues vacances, et peut être un maxi avec eux [Lush One et Plex Rock], uniquement en Vinyl.

L: ça fait douze ans que je bouge partout, et j’ai pas l’intention de m’arrêter pour l’instant, je vais continuer à bosser avec Machina Muerte. J’espère pouvoir continuer à travailler avec Chinese Man tant que je serai capable de rapper. Je suis entrain d’écrire un scénario aussi.

SC: Un scénario? Tu peux nous en dire plus?

L: Toute ma famille fait parti de l’univers artistique, j’ai fait plusieurs chansons pour différents films, ça fait des années que je travaille dans cette industrie. J’avais 18 ans quand j’ai eu l’idée de l’histoire et je suis entrain de la développer. C’est à propos d’un crime dans le monde underground de L.A, basé sur une histoire vraie.

SC: ça tombe bien que tu aies parlé de films, parce que la dernière question que je voulais vous poser c’était: si on vous proposait de participer à la B.O d’un film, ce serait lequel?

L: [riant] Bonne question!

S: J’aime beaucoup Melancholia, de Lars Von Trier, et faire la musique de ce film ça m’aurait bien plu.

L: Je dirais Mars Attacks. Ce serait génial. Le dernier Tim Burton qui valait le coup.

http://youtu.be/Jnox482w-W0


About the Author

Pierre
Pierre
Ex-Chroniqueur




Advertisement
 
 

 
Les-Petits-Pilous-Francis-Hustler

Les Petits Pilous & Francis Hustler : Electro funky, fin du beau bordel ?

A l’heure de la marinière et du robot mixeur, il était temps de parler des Petits pilous, bébé groupe franco-français né il y a tout juste 5 ans. Leur nouveau titre sorti il y a quelques mois était  attendu, et pour c...
by Mélissa
0

 
 
NECTAR_FRONT_

Nectar Divine: Friday The 14th

Un groupe burlesque, une atmosphère façon Tim Burton, tant sur le plan visuel que sonore… Nectar Divine est le dernier groupe de Christophe Calpini, artiste polyvalent à la carrière surprenante et talentueuse. Batteur pou...
by Maya Charlet
0

 
 
Woodkid

Disney présente : The Golden Age, Woodkid

Le voilà donc le disque de l’enfant chéri par la hype, le sauveur du rayonnement artistique international de notre glorieuse contrée. The Golden Age par Woodkid, un nom qui pourrait sonner comme une promesse. Et qui s’av...
by Hélas Aléas
0

 

 
529025_10151571887345329_1658361530_n

Depeche Mode- Delta Machine

Depeche Mode. Comme une blague de mauvais goût, le nom d’une revue française repris à la va-vite. Une bande de « garçons coiffeurs » excentriques se déhanchant sur de la new wave enjouée, dénués de crédibilité. 34...
by Fanny
0

 
 
0181

Le coffre à jouets : 0181, Four Tet

Kieran Hebden semble avoir des problèmes avec le calendrier : noël est déjà passé et cela ne l’a pas empêché de nous offrir gratuitement ce splendide 0181. Cela dit, on ne pourrait lui en tenir rigueur tant la surpris...
by Hélas Aléas
0

 




Advertisement

0 Comments


Be the first to comment!


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>


Advertisement