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19 février 2012

D’Elvis à Whitney : les meilleurs s’en vont en premiers ?

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 Le monde de la musique a encore perdu récemment une de ses divas en la personne de Whitney Houston. Whitney ou l’une des plus belles voix des années 1980 pour certains (et ils ont raison) ou une artiste sur le déclin durant les années 2000 pour les autres (ils ont tout aussi raison). Des millions voire des milliards de voix se sont élevées aux quatre coins du globe pour célébrer l’ex-diva ou pour s’émouvoir. Depuis 3 ans, on a l’impression que le mouvement de morts de grands artistes s’accélère : Michaël JacksonGuru, Nate Dogg, Philipe des 2BE3, Amy Winehouse, Whitney Houston (cherchez l’intrus), … Certains meurent alors que leurs carrières semblaient encore loin d’être finies (Amy), d’autres tentaient un come-back (MJ) ou d’autres encore luttaient depuis des mois contre la maladie (Nate, Guru). Elvis Presley, John Lennon, Jim Morrison, Jimi Hendrix, James Brown, Ray Charles, Claude François, 2Pac, Notorious B.I.G., Bob Marley, Kurt Cobain, Janis Joplin, Serge Gainsbourg, Ol’ Dirty Bastard, Big L, Freddie Mercury, MC Eazy-E, Balavoine, Patrick Saint-Eloi, Aaliyah, Nate Dogg, Michaël Jackson, Amy Winehouse, Hélène Ségara (quoi vous êtes sûrs qu’elle n’est pas morte ?), Doc Gynéco (lui non plus ?), Whitney Houston et j’en passe. Des stars élevées depuis lors au rang de légendes dans leurs domaines, en raison de carrières d’exceptions, mais aussi de leurs décès… Alors, cet engouement pour les artistes trépassants est-il justifié ou est-ce simplement un fantasme de notre société ?

Elvis Prestley – Blue Suede Shoes

 

Des carrières d’exceptions… mais pas que

Le talent fait-il la légende ? A première vue, on pourrait dire que oui. Après tout, Bob Marley est celui qui a popularisé le reggae à travers le monde, Elvis était surnommé « The King » de son vivant, l’album Thriller de Michaël Jackson était déjà le plus vendu de tous les temps, John Lennon était de son vivant le Beatles le plus populaire (avec Paul McCartney), nier le génie d’Hendrix serait de la folie et personne n’oserait contester les discographies de James Brown ou Ray Charles. Cependant, n’y a-t-il aucune démesure derrière la quasi-déification des fans de Michaël après sa mort ? Pourquoi la disparition d’Elvis ressemble souvent plus à la mort d’un messie (et je ne parle pas foot), qu’à celle d’un artiste ?

2Pac a vendu plus d’albums mort que vivant : aurait-t’il été le vendeur qu’il est devenu s’il n’avait pas été tué ? Les conditions mystérieuses de sa mort ont nourri les fantasmes les plus fous autours de sa personne au point de l’ériger en légende. Mais 2Pac était déjà une icône du rap en son temps, comme Lil Wayne l’est aujourd’hui. Certes ce n’est pas le MC le plus technique de tous les temps, mais, qui peut nier qu’il faisait partie des meilleurs. Sans oublier que de son vivant? 2Pac était une personnalité ambigüe, tantôt militant en bon fils de Black Panthers, tantôt gangsta, défrayant la chronique tant par sa musique que par ses agissements. 2Pac? c’était aussi un charisme bien au dessus de la moyenne,  un rappeur qui s’entourait des meilleurs et une musicalité sans pareil à son époque.

Les médisants essaieront aussi de critiquer Gainsbourg, un chanteur à la voix très limite, jamais au top des ventes. Mais, Gainsbourg, c’est avant tout 29 ans de carrière pour 17 albums studio. CUn parolier hors pair qui a écrit pour les plus grands et aussi l’un des plus grands compositeurs de son époque. Mais, c’est surtout une personnalité à part, un artiste qui a su se constituer une réputation de « poète maudit », un charisme fou et un sex-symbol (il s’est quand même tapé Brigitte Bardot quoi).

Ok, Nate Dogg n’avait pas une discographie si marquante que ça, mais qui peut contester le fait que c’était le plus grand faiseur de refrain de l’histoire du hip hop US (non ne venez pas me citer Akon ou T-Pain, je vous rirai au nez) ? Combien de grands hits du rap US ne seraient pas devenus ce qu’ils sont devenus si Nate n’était pas venu y poser sa voix de velours ?

Certes, les carrières de Morrison, de Biggie, Big L, Amy, Otis Redding ou Aaliyah se caractérisent aussi par leur brièveté, mais de leur vivant, personne ne remettait en cause leur talent : Morrison reste l’un des grands pionniers du rock psychédélique, Biggie était déjà le « King of N.Y. », Otis Redding c’est une discographie riche et dense (6 albums en 4 ans) et Aaliyah était la figure montante du R’N’B’ contemporain. C’est vrai, mais, même si Big L et Amy étaient déjà de leurs vivants des artistes respectés et talentueux, on doit avouer que leurs morts ont contribué à faire leurs légendes. Ces deux artistes qui étaient encore à l’aube de carrières prometteuses n’ont pu de leur vivant marquer leurs temps. Les rois de la East Coast que sont Nas, Jay-Z ou Prodigy faisant de l’ombre au talentueux Big L, tandis que la nu-soul est surtout dominée par Alicia Keys dans les années 2000 bien plus que par Amy Winehouse.

La dernière énigme reste l’énigme Claude François. Certes adulé en son temps, l’artiste tient plus du chanteur du moment que de la légende inter-temporelle. Pourtant des décennies après sa mort, sa légende est loin de s’éteindre, comme si sa mort avait réellement créé une légende. A la vue de tous ces exemples, on peut sincèrement se demander si la mort de nos demi-dieux ne biaise pas nos avis de simples mortels sur eux.

2Pac – To live & die in L.A.

Une société à la recherche d’icône

« Si je crève c’est une aubaine pour mon label sur le plan marketing » Youssoupha

On en vient donc en réalité au principal point développé dans cet article : le besoin d’icône de notre société. On vit dans une société qui aime s’identifier, contempler ses stars pour mieux se contempler elle-même. Une société qui aime aduler…Bref, une société en manque de repère. En réalité ce besoin d’icône n’est pas si nouveau. La Grèce antique ou Rome avaient leurs héros, mortels mais souvent presque dieux, capable de défier les dieux eux-mêmes quand ceux-ci dépassaient les bornes envers le genre humain. Dois-je rappeler que les dieux Egyptiens, à l’instar d’Horus ou Osiris étaient souvent d’anciens hommes capables de s’élever au dessus des Hommes ? La société moyenâgeuse avait ses saints et autres martyrs. Elle avait aussi ses vaillants chevaliers n’hésitant pas à braver tous les dangers pour partir en croisade contre ces barbares de musulmans #DeVillier. Au fond, ce besoin d’icône ne se trouve pas que dans le star-système : Che Guevara aurait-il vendu autant de t-shirts s’il était actuellement en vie (se vendant au passage lui-même au grand capital) ? Cet exemple nous montre d’ailleurs que ce n’est pas tant que ça notre société qui est en jeu, mais le genre humain, car, ces gens arborant fièrement des t-shirt à l’effigie du Che se veulent profondément en marge de la société (bien que les faits contredisent cette envie affichée).

Mais, cependant, notre société de consommation/communication amplifie le mouvement. Notre envie de consommer en masse (et ce, même des biens culturels donc, logiquement échappant à la logique de masse) nous emmène à aduler plus facilement des chanteurs et les nouveaux moyens de communication que sont la TV, la radio ou internet favorisent un certains matraquage médiatique. Sans oublier la manne financière que peut-être la mort d’un artiste, pouvant relancer les ventes d’album d’un artiste sur le déclin (Whitney Houston), booster les ventes d’un artiste productif (2Pac, Aaliyah, Nirvana, Biggie, …), sans oublier les ventes de t-shirts, livres, pin’s et autres produits dérivés. En réalité, la mort d’un artiste sert de produit marketing aux médias, aux majors, à l’industrie textile… et parfois même à la famille. Les stars y voient aussi certainement un moyen de se faire de la publicité en rendant hommage à ces vedettes disparues (on a encore tous en tête la superbe cérémonie en hommage à MJ). Et ce n’est surement pas pour rien que la mort d’Otis Redding a fait moins de bruit que la mort d’un Kurt Cobain, quand celle d’Elvis est moins marquante que celle de MJ (pourtant chacun est THE ARTIST de sa génération, voire plus). Plus on avance dans le temps, plus notre société amplifie les réactions. Oui, des demi-dieux que l’on crée avec le temps, sauf qu’on en oublie qu’au fond, eux aussi ne sont que de simples mortels.

Bob Marley – One Love

 On oublie que les artistes ne sont que des Hommes avec leurs faiblesses

C’est peut-être l’un des problèmes majeurs : on imagine nos chanteurs préférés comme faisant parti de notre quotidien et on ne les imagine pas mourir. Il faut le dire, les artistes semblent aussi avoir une tendance à mourir plus jeunes que la moyenne, pour une grande partie d’entre-eux. Et c’est en parti parce qu’ils sont humains et que comme nous, ils sont soumis aux aléas de la vie, entre un accident d’avion (Aaliyah), une mort violente (Lennon, 2Pac, Biggie, Big L), le virus du SIDA (Mercury, Eazy-E) ou un moment d’étourdissement (Cloclo). Mais c’est parce que la surexposition médiatique a quelque chose de néfaste et que la vie de star n’est pas forcément la meilleure pour l’équilibre mental. Entre un MJ éternel enfant, une Whitney incapable de se choisir un mari digne de ce nom et un Kurt Cobain dépressif (incapable de se choisir une femme digne de ce nom ?), on peut sincèrement penser que le star-système fragilise l’être humain. En réalité, on est dans une situation paradoxale où on élève nos stars au rang de demi-dieux, tandis qu’eux, surexposés médiatiquement se fragilisent. Ce décalage entre notre imaginaire et la réalité renforce notre indignation face à la mort de ces célébrités, tandis que chaque jour, des milliers d’Hommes meurent aux 4 coins du monde dans l’indifférence totale.

Whitney Houston – A song for you

Bon, on m’indique qu’il est temps de conclure. Que dire ? Pour résumer, je dirais que dans notre société de communication, nos artistes favoris font partie intégrante de notre quotidien et les perdre c’est comme perdre un membre de notre famille. Et même quand ils sont sur le déclin tel Whitney et qu’on ne pense plus quotidiennement à eux, apprendre leur mort, c’est comme apprendre la mort de la tante éloignée qu’on ne voit d’habitude qu’aux mariages, baptêmes, communions et… enterrements. Mais au fond, ne pleurons pas leur mort, car, ils continuent de vivre à travers nos mémoires. Et à mes yeux (ou mes oreilles), ils sont loin, pour la plus part d’entre eux, d’avoir disparu.

 Michaël Jackson – Bad

L’Impertinent

 

 


About the Author

L'Impertinent
L'Impertinent
Rédacteur en chef et co-fondateur du webzine, passionné de Hip Hop et de musique en général, ex-chroniqueur radio et ex-chroniqueur sur différents sites, notre Impertinent se définit comme étant le meilleur et ses articles le prouvent (ou pas).




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11 Comments


  1. Nepense Pasquetumeconnaitras

    Pas mal, mais tu aurai pu le creuser beaucoup plus tout de même. Je trouve qu’il reste un peu en surface et que tu ne vas pas au cœur de la question. Tu aurais pu peut-être prendre moins de references pour pousser un peu plus ton analyse.


  2. L'Impertinent
    Kevin

    Disons que j’ai voulu illustrer la diversité du webzine d’où le fait que je prenne autant de références. Après, j’ai aussi voulu être synthétique pour ne pas perdre mon lecteur (au fond l’article est quand même assez long + ponctué de 5 sons même si je les ai foutu en lien externe). Mais c’est vrai que je reste en surface, mais si j’allais en profondeur j’en avais pour 5 pages au lieu d’une.


  3. Nepense Pasquetumeconnaitras

    Oui tu sais en prenant deux exemple de rappeurs et 4 exemples allant du grunge à la chanson française en passant par le raggea et le rock tu montrais la diversité du webzine et tu pouvais partir dans quelques chose de plus poussé en terme d’analyse.

    Là le soucis c’est que tu cites beaucoup de personnes mais tu n’en parle que très peu voire pas du tout dans la suite. C’est ce qui est dommage car on s’attend à voir au-delà de parallèle entre les déstinées de certains un véritable retour sur la question même : comment créer une légende?


  4. L'Impertinent
    Kevin

    Je vois ton point de vu.

    Je te cache pas que pleins de noms sont là pour faire plus ou moins joli, mais, c’était aussi pour montrer l’étendu du phénomène entre guillemet : c’est-à-dire qu’au final le phénomène de « légendification » à la mort n’est pas juste cantonné à une époque, un style ou un style de mort (mort violente, de maladie, de vieillesse), même si je voulais en même temps montrer que le phénomène s’amplifiait dans le temps (Amy Winehouse par exemple, j’ai rien contre, mais c’est pas Hendrix ou Morrison pourtant on l’a comparé à eux pendant des semaines).

    En fait ce à quoi je voulais plus répondre c’est : pourquoi autant de tapage à la mort d’un artiste.


  5. Nepense Pasquetumeconnaitras

    Ouais, je comprends parfaitement mais c’est là où la citation d’autant de personnes aurait du être une preuve de ce que tu avançais que tu aurait du mettre dans ta conclusion. En gros ce que je dis c’est qu’en te cantonnant à moins de personne au départ, en diversifiant les styles (musicaux, de mort et d’époque) tu aurait démontré les choses en ne restant que sur l’essentiel. Enfin appuyer tes dires avec d’autres exemples en conclusion t’aurai permis de laisser le lecteur dans une reflexion qui t’aurai été bénéfique. Car ton but est, au-delà de donner ton point de vue et de discuter avec des personnes comme tu peux le faire avec moi, de convaincre le lecteurs que ce que tu racontes n’est pas forcément dénuer de tout sens.

    Ensuite, je pense que je ne te rejoins pas sur un point, c’est complètement lié à une époque. Au contraire, et c’est d’autant plus marquant pour les gens si la mort est violente, ou plus encore non prévue enfin disons moins évidente que la mort de vieillesse.


  6. L'Impertinent
    Kevin

    Ton enrichissement de la société rejoint aussi un peu ce que je dis sur la société de consommation, même si j’ai pas utilisé l’argument du déplacement des soucis de base.

    Pareil quand je dis « des carrières d’exceptions… mais pas que » : si ta carrière ne vaut rien mort ou vivant ça changera pas grand-chose #GrégorieLemarchal, par contre la mort te permet d’accéder au panthéon. Exemple con mais Biggie de son vivant n’a sorti qu’un seul album, qui était certes très bon, mais qui n’est pas le meilleur de tous les temps (même pas le meilleur de 1994, même s’il lui a permis d’être surnommé le « King of NY ») et un posthume qu’il avait finalisé à 80% de son vivant (bon, mais déjà bien moins bon que le premier) : il se serait arrêté là et serait parti à la retraite ou aurait continuer à sortir des albums il ne serait pas la légende qu’il est devenu (et Diddy le mec plein aux as qu’il est actuellement) : la mort ne fait pas la popularité mais l’accentue grandement. Pareil Cloclo (que tu m’as inspiré) je reste persuadé que s’il était pas mort ce type aurait marqué son époque mais pas plus et qu’il serait bien moins populaire que ce qu’il est maintenant avec ses nombreux sosies et tout ce qui va avec (quoi qu’il aurait peut-être eu une carrière à la Johny), bref pour moi c’était surtout un chanteur dans l’air de l’époque (même si ça a durée de très nombreuses années si je ne fais pas erreur), mais qui n’avait pas un talent intertemporelle.


  7. VraiPuriste

    Le thème de l’article est sympa, mais le contenu est trop sommaire…Tu te concentres juste sur tes artistes préférés ? On a l’impression que tu fais un étalage pédant(ça en devient lourd) des artistes sans analyser leurs grandes oeuvres et c’est dommage ! Par T’aurais du aller dans l’analyse en profondeur de Bob Marley et montrer réellement en quoi il a bouleversé l’univers du reggae (il ya un avant et après Bob Marley) et faire pareil pour MJ.
    L’idée principale c’est de montrer en quoi ils ont été hors du commun et manquent cruellement à leurs genres musicaux (je te réexplique ton propre sujet) et illustrer cela avec moins d’auteurs mais plus de réflexions.

    Cordialement Axel.


    • L'Impertinent

      Sauf que l’idée que j’avais en tête était d’analyser l’idôlatrie moderne, pas d’analyser leurs impacts dans l’univers musical.


      • VraiPuriste

        Bah t’es passé à côté du plus important et c’est dommage d’autant plus que dans le cadre de ton sujet: l’idôlatrie moderne découle directement de leurs impacts musicaux. Tu as traité le sujet partiellement mais à l’envers en plus et pourtant le thème est cool. On sent que c’est un peu confus.

        Ps: si tu voulais faire un truc purement rap (tu m’as l’air d’être le chro rap= j’aurai kiffé un focus plus profond sur Aaliyah, ODB, Big L, Biggie et Pac.
        Et si tu voulais rester plus général: tu prenais 4/5 artistes styles MJ, Bob Marley, Elvis et Hendrix et tu vas en profondeur sur les oeuvres.

        Cordialement, Axel.


        • L'Impertinent

          1/ Je suis le rédac’ chef et je voulais faire un truc général.

          2/ Non, je ne voulais pas rentrer dans les oeuvres c’est un choix volontaire. Après la mort de Whitney, je voulais rendre hommage sommairement à la fois à tous ces artistes mais pas que. Je voulais montrer comment la perte de spiritualité de notre époque couplée au système médiatique, nous pousse à créer des « demi-dieux » comparables à ceux des mythologies ou aux saints.


  8. VraiPuriste

    Ah d’accord avec ta problématique !! Mais le souci c’est que tu t’éloignes BEAUCOUP TROP de ton sujet de base qui est de montrer en quoi ils sont les meilleurs dans leurs domaines déjà, c’est-à-dire de leurs vivants, on les adulait déjà et leurs décès sacralisent leurs oeuvres !!
    En fait ça entraîne deux sujets complémentaires l’un de l’autre ! Le premier la consécration artistique et la mort qui définit leur immortalité !
    Il fallait plus centrer ton sujet à ce niveau pour mieux mettre en exergue la perte de spiritualité de notre époque. Tu conduis ton sujet par « effet entonnoir ».

    Cordialement, Axel.



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