Le 3 juin, un jour d’importance mondiale. Et oui, le 3 juin est le jour de la Saint-Kevin, deuxième saint-patron d’Irlande derrière le mythique Saint-Patrick. Pour ce grand jour, moi Kevin L’Impertinent, rédacteur en chef de Sound Cultur’ALL, j’ai décidé de faire travailler mon équipe sur un concept original : leur faire faire un portrait de moi en 10 chansons… Le plan était parfait, mais hasard de calendrier, la Fête des Mères est tombée cette année pile le 3 juin. Dépité que l’on m’ait volé ce jour, j’ai finalement décidé de faire autres chose. Finalement, ça sera une sélection de 10 titres pour nos mères. Car, au fond, nos mères nous portent 9 mois durant et se battent ensuite pendant des années pour nous offrir le meilleur avenir au monde, n’hésitant pas à se sacrifier de multiples fois. Voilà, pourquoi j’ai décidé de mettre de côté ma rancœur envers les fêtes commerciales et de rendre hommage à nos héroïnes à nous. Une petite sélection éclectique, préparée avec quelques membres de l’équipe que je remercie.
2Pac – Dear Mama (1995)
Toute personne qui connait un minimum 2Pac connaît la relation qui le lie à sa mère. Afeni Shakur a toujours été une source d’inspiration pour le rappeur. Black Panthers, c’est en prison qu’elle accouche de son fils. Fils qu’elle élèvera seule pendant des années. Premier single extrait de Me Against The World, cette chanson sera le single le plus vendu du MC et finira enregistrée à la Bibliothèque du Congrès national pour son importance culturelle. Un destin exceptionnel pour ce morceau écrit au moment où le rappeur étant en proie aux pires tourments, comme l’indique le titre de son album. Dans un genre musical où les odes aux mères sont plus que monnaie courante, encore une fois 2Pac sera un précurseur. L’Impertinent
Aerosmith – Mama Kin (1973)
Vous connaissiez la version des guns, mais aviez-vous déjà écouté l’originale ? Sortie en 73, à l’époque où Steven Tyler exprimait tout son amour pour le blues, avant de devenir « The Demon Of Screaming », ce morceau n’a en réalité rien d’un hommage des membres du groupe à leur maman, mais fait référence à la force spirituelle poussant chacun à l’excellence ; c’est ce qui a conduit Tyler à se faire tatouer les mots « Ma Kin » par la suite, témoignage de sa confiance dans la réussite du groupe. Fanny
Boyz II Men – A song for Mama (1997)
Boyz II Men prouve avec cette chanson culte que ce n’est pas qu’un groupe de lovers qui chante pour ramener des filles dans leurs lits. Ce sont d’abord des fils, des enfants de celle qu’ils considèrent comme la femme la plus importante de leur vie : leur mère. Si vous avez donc un cadeau à offrir à votre mère en ce jour particulier, offrez-lui en un…avec en fond sonore cette magnifique chanson. Je vous garantis qu’elle va fondre à tous les coups. Louis Charles
Britney Spears – Criminal (2011)
En apparence l’intrus de cette sélection. Pourtant, ne dit-on pas qu’il faut se méfier des apparences ? Et oui, car au fond la mère de l’artiste est la pièce maitresse de ce titre. Extraite du septième album de la chanteuse (oui déjà), Femme Fatale, dans cette chanson Britney s’adresse à sa mère pour lui expliquer l’amour irrationnel qu’elle porte au parfait mauvais gendre. Ce thème est très bien illustré dans le refrain par le fameux : « Mama, I’m in love with a criminal ». Bref, en ce jour de fête des mères, les filles, faites plaisir à vos mères et évitez de faire comme Britney (et pas que dans vos choix de mecs). L’Impertinent
Lynda Lemay – Une mère (2006)
Tu veux savoir ce que c’est qu’une mère ? Lynda Lemay le décrit parfaitement, dans ce qui est sa chanson la plus célèbre et la plus émouvante. La québécoise aux textes bien souvent humouristiques et crus, change ici totalement de registre et nous distille un son qui donnerait bien des frissons et des larmes à nos chères mamans. Louis Charles
Oxmo Puccino – Mama Lova (1998)
Entendre le Black Jacques Brel exprimer son amour pour sa mère en chanson, ça en est presque jouissif. Sorti sur ce qui reste l’une des plus grandes compilations du rap français, Sad Hill, cette chanson fera date. Bref, tout ce que je pourrai écrire n’arrivera jamais à la cheville de ce poète moderne, donc je m’arrête et je vous laisse savourer. L’Impertinent
Ozzy Osbourne – Mama I’m coming home (1991)
On a connu le Ozzy mangeur de colombes vivantes, le voilà déclarant son amour pour sa femme sur une ballade supposée marquer une retraite imminente. Il n’aura pas tenu longtemps avant de retrouver les studios et la scène ! Encore un titre trompeur, il faut croire que l’Œdipe s’expérimente à tout âge et dans tous les milieux, que l’on soit un ancien président Français, ou un chanteur de hard ! Fanny
Police – Mother (1983)
C’est l’OVNI de Synchronicity, on débarque en plein bad trip d’un paranoïaque aigu cloîtré chez lui à redouter les appels incessants de sa mère…Parce que, même si elles peuvent être étouffantes parfois, on les aime quand même nos mamans
Fanny
Rolling Stones – Mothers little helpers (1986)
Ce titre à la rythmique entraînante, s’il fait bien allusion aux mères, est en réalité un constat froid et cruel de l’abus des antidépresseurs de la part de mères souhaitant se soustraire à un quotidien qui ne les satisfait pas. Et on connaît tous la fin de l’histoire… alors donnez un coup de pouce à vos mères, elles le valent bien ! Fanny
Sizzla – Thank You Mama (2006)
Un classique anthem dédié à toutes les mères et surtout la sienne par Sizzla Kalonji. Daté de 2006 ( The Overstanding), il s’écoute néanmoins sans fin et sans relâche et arrive à conquérir tous les coeurs. Un bel hommage afin de remercier celle qui neuf mois durant nous a portés en elle, et qui a su au fil des années nous apporter son soutien durant notre construction personnelle. A toutes les mères, beaucoup d’amour, de la part de Sizzla Kalonji et Cisou !
On aurait pu citer Pit Baccardi, Eminem, Lenny Kravitz, Queen, Melissa M, Céline Dion, Swift Guad, Pink Floyd, Diomay, … et pleins d’autres. Mais, on ne l’a pas fait, c’est notre choix. Peut-être pour une prochaine fête des mères :-) Quoi qu’il n’y en aura pas d’autres #CalendrierMaya
Cisou, Fanny, L’Impertinent & Louis Charles







