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chroniques

30 octobre 2012

La sélection de la rédaction : Septembre-Octobre de A à M

Sélection Oct 1

La sélection du mois, c’est une toute nouvelle rubrique sur Sound Cultur’ALL. Chaque mois, on vous proposera les albums que nous n’avons pas pu chroniquer, mais que la rédaction vous conseille chaudement. Pour cette grande première, ça sera une sélection Septembre-Octobre, donc deux mois exceptionnellement. Donc, on commence aujourd’hui une sélection que se fera en 2 parties.

 

Bat for lashes- The haunted man : Le talent de Björk, les arrangements de Grimes, une douceur folle chez Natasha Khan qui confirme l’étendue de sa palette artistique avec ce 3ème album entre new wave et pop. Des textes à fleur de peau, atmosphère féérique à souhait, de quoi cocooner un peu avant l’hiver ! Fanny


Beth Hart- Bang bang boom boom : La pin-up à la voix de velours frappe fort avec son dernier opus, d’une intensité rare. Naviguant entre le blues, le jazz, la soul, la multi-instrumentiste accumule les prouesses techniques et nous gratifie de balades dignes de Joni Mitchell. A aller voir en live les yeux fermés ! Fanny


Broussaï – Kingston Town  : Un bel album de Broussai enregistré entièrement en Jamaïque dans les studios Harry J ! Un beau projet, une expérience incroyable qui les a marqué et qui donne à leur musique une sonorité plus riche. De grands noms du reggae leur ont apporté leur contribution (Sam Clayton, Stephen Stewart, Bopee à la guitare, Danny Axeman ainsi que Steel Pulse, les Dubtonic Kru, ou encore Ishmel McAnuff) sur cet album plein de Contrastes et Couleurs. Cisou


Eiffel – Foule Monstre : A Bordeaux, il y a du bon rock (chose rare en France ?). Mais, il n’y a pas que Noir Désir, il y a aussi Eiffel. Trois ans, après leur dernier album, le groupe nous revient en pleine forme. Toujours en français bien écrit (ou du moins majoritairement), ils prouvent qu’hors de Téléphone et Noir Désir, on peut faire du bon rock, bien écrit dans la langue de Molière. A l’heure des M83, Skip The Use et autres Shaka Ponk, ça fait du bien de voir des gaulois résistants encore à l’envahisseur, alors je vous recommande à tous l’opus ! Petit coup de cœur personnel pour Lust for Power pour la présence de Bertand Cantat. L’Impertinent


FlyntItinéris Bis : Flynt c’est ce MC trop discret qui a laissé une trace indélébile dans le rap français underground, il y a 5 ans, avec son premier album J’éclaire ma ville. En l’espace d’un opus, la plume du rappeur est devenue légendaire.  Un retour donc très attendue pour cet artiste très discret. Et que dire ? Le style a changé. Musicalement, on sent toujours la patte du duo de beatmakers Soulchildren. On retrouve aussi d’autres producteurs, comme Nodey, Just Music ou Fays Winner & Angeflex, mais la cohérence musicale est toujours de mise. Le flow est toujours le même, malheureusement, peut-être trop linéaire. Alors, pourquoi parler de changement ? Car, la plume est certainement moins soignée, mais le jeune homme a gagné en maturité et en conscience. On retiendra particulièrement le titre éponyme, Les clichés ont la Peau dure, Mon Pote avec une performance stratosphérique d’OrelSan et La Balade des Indépendants avec Nasme et Dino. Un album qui en décevra plus d’un, en contentera beaucoup d’autres et en surprendra sûrement certains. De mon côté, le boulot est fait… L’Impertinent


 

Kendrick LamarGood Kid M.A.A.D  City : Le premier vrai album du nouveau phénomène West Coast est enfin dans les bacs. 2012 est assurément l’année des Black Hippy, puisqu’après Schoolboy Q et Ab-Soul, c’est au tour de Kendrick de venir conquérir le game. Pour rappel, on avait laissé le jeune MC originaire de Compton l’an dernier avec un premier street album, sorti en indépendant, intitulé Section. 80. Un énorme succès d’estime qui mène à une signature pour Dr Dre. C’est donc avec le doc en soutien que Lamar vient prendre le trône. Un casting plus qu’impressionnant : Hit-Boy, The Neptune ou encore Just Blaze aux manettes. En featuring, on y retrouve ces camarades des Black Hippy, Mary J. Blidge, Drake ou encore la légende West Coast MC Eight. Un exercice périlleux, car, il n’est jamais très aisé  de débarqué en étant si attendu. Mais, le rappeur s’en sort haut-la-main ! Du flow, des lyrics réfléchies, travaillées et conscientes et de grosses prods. Que demander de plus ? L’Impertinent


Mai LanMai Lan : Personne ne l’attendait, mais, l’album est là ! Mai Lan, c’est la fille du graphiste punk Kiki Picasso. Mais, c’est aussi la sœur de Kim Chapiron du collectif Kourtrajmé. Originellement styliste, c’est grâce à son grand frère qu’elle se fait connaître dans la musique il y a 6 ans, avec la chanson Gentiment, je t’immole, reprise de Bâtards de barbares de la Caution sur le film Sheitan. Cette chanson connaît un buzz énorme sur le net, mais tout le monde croit que la jeune femme s’arrêtera là. Sorti début septembre en toute discrétion, ce disque est le buzz surprise de la rentrée. Et rien n’arrive pas hasard : la jeune artiste a du talent à revendre et chante aussi bien en anglais qu’en français. Mais, Mai Lan, c’est aussi et surtout un univers particulier, un grand métissage, un grand melting-pot, bref, c’est l’éclectisme que Sound Cultur’ALL défend. Un album à la hauteur de sa cover déjantée ! L’Impertinent


Mawyd – Look at the trees : Décidément à Bordeaux, le vivier artistique est vraiment intéressant ! Mawyd, un groupe de Reggae composé de 7 musiciens et leur ingé son nous offre son premier album. Un album étonnamment et agréablement Roots. Ses petites imperfections lui apporte son caractère. Ils ont pris le parti de chanter en anglais et de faire ce qu’ils aiment, épaulés par Bernard Indeau. Ils vous invitent à la soirée de présentation de leur album, Mercredi 31 Octobre au Comptoir du Jazz à Bordeaux. (Entrée Gratuite). Ils se sont confiés à moi lors d’une interview que vous découvrirez bientôt ! Cisou


MuseThe 2nd Law : La sortie d’un nouvel album de Muse est toujours un évènement. Ayant toujours un panel de fans prêts à sacrifier leurs mois de salaires pour assister à leurs concerts, le groupe n’est pourtant plus aussi intouchable que dans les précédentes années. La faute à des détracteurs leur reprochant d’être « rentré dans le rang », avoir abandonné leur originalité des débuts mais surtout d’avoir assuré la BO de deux volets de la saga Twilight au cinéma (comble de la traitrise !). The 2nd Law était donc l’occasion de mettre tout le monde d’accord. 13 tiitres parsèment donc ce 6ème album. Musicalement, on observe un assez gros changement par rapport aux précédents albums : ce nouvel opus parait plus sage, plus calme et plus intimiste. Le groupe nous fait ainsi voyager dans différents registres entre pop, dubstep, rock et musique électronique. Mais il ne faut pas s’y tromper : Muse ne se fourvoie pas, il entend juste dépasser les frontières de certains genres musicaux en les alliant et en montrant aussi qu’il est parfaitement ouvert à d’autres artistes qui l’ inspirent au quotidien. Ainsi, une chanson comme Survival fait clairement penser aux plus beaux hits de Queen, la sonorité du morceau Supremacy s’apparente à la chanson Kashmir  de Led Zeppelin, le son électronique de Madness  n’est pas sans rappeler les sonorités de Depeche Mode, et Panic Station semble puiser son inspiration dans la discographie de Michael Jackson ou Prince… La recette fonctionne parfaitement et sur cet alliage de différentes musicalités, Matthew Bellamy, leader du groupe est une nouvelle fois excellentissime poussant dans ses retranchements vocaux les plus aigus parfois, bien aidé notamment par Dom Howard en grande forme sur sa batterie.
Inspirés du travail de Skrillex et du compositeur de musique de films Hans Zimmer, The 2nd Law : Unsustainable et The 2nd Law : Isolated System sont les 2 nouvelles surprises du groupe. Il s’agit de 2 morceaux très particuliers sur l’album car il est quasiment instrumental. Ils sont les dignes représentants du titre de l’album et de l’objectif qu’il tend à suivre, à savoir que The 2nd Law désigne le deuxième principe de la thermodynamique, dit principe d’évolution, affirmant la dégradation de l’énergie dans un système isolé, une sorte de chaos programmé.
Un chaos programmé comme une musique pouvant faire penser à une destruction et un gaspillage perpétuel de toutes choses. Muse a encore fait très fort. Vous ne pouvez pas passer à côté de cette merveille. Louis-Charles


 

Cette première partie est finie : rendez-vous demain pour connaître la fin !


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L'Impertinent
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Rédacteur en chef et co-fondateur du webzine, passionné de Hip Hop et de musique en général, ex-chroniqueur radio et ex-chroniqueur sur différents sites, notre Impertinent se définit comme étant le meilleur et ses articles le prouvent (ou pas).




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