Après plusieurs apparitions remarquables (soliste dans Selmer 607, Sebastien Giniaux Trio, Taraf de Haidouk, mais aussi aux côtés des plus grands: Stochelo, Moignard, Chatelain, David Reinhardt…), l’heure était venue pour le guitariste et violoncelliste de longue date de sortir son premier album: Melodie des choses.
Elève au conservatoire pour le violoncelle, mais autodidacte pour la guitare qu’il ne commencera qu’à l’âge de 18 ans, Sebastien s’est d’abord fait son jeu en s’influençant de la musique de Django Reinhardt, créateur et maître incontesté du Jazz Manouche. Mais ce qui différencie ce musicien de tant d’autres du domaine est l’apport qu’il fournit au style.
En effet, non content de jouer uniquement dans la tradition, et fort de ses connaissances du conservatoire, ce dernier propose d’agrémenter le style d’influences classiques, mais aussi de jazz moderne (changements de rythmes, évolutions, techniques de jeu guitare, arrangements utilisés…)
Plus que musicien, artiste, il appréhende aussi l’art sous d’autres formes, telles que l’écriture ou encore la peinture…
Vous l’aurez bien compris, cette approche différencie Sebastien des autres. Et c’est dans ce cadre artistique que s’inscrit son premier album Melodie des choses.
L’album est composé de 15 chansons qui s’articulent les unes avec les autres pour dégager plusieurs thèmes; on est transporté du monde des balkans à l’Afrique, en passant par des hommages: la « djangologie ». L’album a ceci de particulier qu’il est agrémenté de peintures relatives aux thèmes évoqués, soulignant encore mieux l’atmosphère de voyage qui s’en dégage. Le guitariste est une nouvelle fois accompagné, entre autres, par ses deux compères: Joris Viquesnel (guitare) et Jérémie Arranger (contrebasse).
Lorsqu’on écoute le disque, on voyage réellement dans un univers extrêmement riche en couleurs musicales et soigné. Rien n’est fait au hasard, de façon à faire ressentir tout un panel d’émotions (on notera même une touche de poésie, mais aussi d’humour musical: pari difficile).
Et c’est réussi; pour une fois, on n’écoute plus que du jazz manouche, mais un cocktail indéniablement réussi de styles. Sebastien Giniaux, tout en dévoilant sa personnalité musicale d’une belle façon, arrive à utiliser le jazz manouche sans pour autant rentrer dans ses clichés. Dans cet album, il réussit le tour de force de proposer une musique qui touche l’oreille du néophyte, comme celle du musicien expérimenté.
Lien1: Doina (style tzigane)
Lien 2: Alkoholowa Nuda / Dakan (style Afrique)







